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Les archives de Lou Nistoun


LES RENDEZ-VOUS DE LOU NISTOUN
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RDV

Le Festival de Néoules

RDV avec le Festival de Néoules (30 ans en 2020)



► Édition 2020 - Pour tout savoir : https://www.festival-de-neoules.fr
Du 22 Juillet 2020 au 25 Juillet 2020 à Neoules (83136) 
Dossier de presse

JUIN 2019 - RDV avec le FESTIVAL DE NÉOULES.

En 1991, la mairie de Néoules vient d’acquérir le site de Chateauloin, ancienne bastide implantée sur une aire de battage de blé avec sa tour de gué du XIIIe s qui surveille maintenant la scène. La question était de savoir ce qu’on allait faire de ce lieu. Au cours d’une réunion, Frédéric Guigues, alors conseiller municipal, se voit désigné pour en faire un lieu culturel. Avec une bande de copains dont Christian et Corinne Trivero, sa femme Cathy, ils se lancent alors dans le projet d’un festival de musiques traditionnelles. Leur but était de se singulariser par rapport aux autres festivals des alentours mais aussi faire un festival champêtre, rural, dans le village.

Contact est pris avec Michel Montanaro de Correns qui dirige l’Association Vouloir. Celui-ci donnera les premiers tuyaux pour la programmation. Contact avec Jean-Luc Poma qui lui s’occupe du Festival de Jazz à Brignoles. Bref, notre petite bande de joyeux drilles ne sen sort pas si mal que ça, et même plutôt bien car le 1er festival de musique traditionnelle est couronné de succès. Leur festival rentrait dans la grande famille des festivals comme Le Gaou à l’époque. Les 3 soirs ont vu se succéder plusieurs musiques de couleurs et de cultures différentes, andalouse, castillane et arabe avec Pedro Aledo ou encore un voyage musical de la Hongrie au Portugal, du Moyen-Age à nos jours avec le groupe Vent D’est.
Très vite, Frédéric et sa bande se sont vite faits contacter par des groupes de tous horizons et ont donc décidé de s’occuper eu-mêmes de la programmation. Pendant que je les interroge, j’ai l’impression d’avoir encore 2 gamins devant moi, tant Cathy et Frédéric ont les yeux qui pétillent à l’évocation de ces débuts. «Nous étions une petite trentaine et on faisait tout, des démarches administratives, au montage de l’estrade, aux repas que l’on organisait le soir pour faire rentrer quelques sous, à la logistique pour faire dormir les musiciens, qui couchaient en fait chez nous ou chez les copains, bref, nous étions une grande famille, les enfants nous aidaient, c’était du travail, mais c’était génial!»
Des chanteurs qui maintenant sont têtes d’affiche passeront à Néoules, dont Noa, Césaria Evora, Tri Yan, Manu Dibango, Souad Massi... un mélange pluriculturel qui plaît de plus en plus et qui attire de plus en plus de monde. Le nombre de spectateurs, au départ, essentiellement les gens du village, atteindra le soir du 10ème anniversaire, 1500 ! Ce fameux soir, où les 1ers groupes du début reviendront car ils auront adoré être accueillis dans ce lieu magique, avec des bouquets de lavandes ou de blé, cet esprit festif et convivial bien loin des mondanités urbaines.

Il faut remonter presque 30 ans en arrière pour pouvoir imaginer ce que c’était à l’époque. Une estrade, un seul bar, fermé pendant le concert, les spectateurs étaient assis. Pour le repas, ils faisaient travailler le traiteur de Garéoult et proposaient à l’époque le forfait repas concert. Les artisans, eux, étaient au village dans les rues. Une exposition était aussi présente à la salle polyvalente.
Les débuts n’ont pas été faciles, il fallait faire ses preuves, trouver les budgets, se réconcilier avec les râleurs récurrents du village, à cause du bruit, du monde etc....Le festival était sous l’égide de l’Office de Tourisme. En 1995, soit 4 ans après, l’Association «Chateauloin-Chemins Pluriels» se crée. Le festival s’oriente vers les musiques du monde.
Frédéric, Cathy, Christian , Corinne et tous les autres vont faire évoluer ce petit festival du début pour qu’il devienne grand. Ils en lâcheront les brides en 2002.

En 2003, sous l’impulsion du nouveau président de l’association, Hervé Esquenet, le festival va s’ouvrir aux musiques actuelles et donc toucher un public plus large.
Le décor est toujours le même mais les acteurs changent. Les artisans, plasticiens, en expositions ou en performances sont dans l’enceinte de Chateauloin. Les groupes accueillis sont plus nombreux. C’est enfin la mise en place du marché des créateurs qui voit la naissance de l’association « les Arts sous chênes». Le festival continue de grandir avec la naissance du Festi’Minots en journée, au sein même du village. Destiné à un public plus jeune, les rues sont fermées aux automobiles et le village devient alors une aire de jeux et de spectacles géante.
En 2010-2012, la musique devient plus Rock, et en 2014 il est décidé d’une deuxième scène installée face à la première où se succéderont 6 groupes chaque soir.

Mai 2019, je me retrouve devant le président actuel depuis 2014, Corentin Trivero, et vous l’aurez deviné ou pas, mais ce gamin en face de moi n’est autre que l’un des gamins de la fameuse bande du début. Un peu trop grand pour avoir été «fabriqué» sous l’estrade mais nul doute que les gênes sont là!
Le festival existe depuis des années mais sa réputation est telle que chaque année, c’est un coup de poker au niveau trésorerie. Il faut savoir que maintenant, le festival tourne sur 3 soirs avec près de 6000 spectateurs, en sachant que presque 500 personnes ne paient pas et que la possibilité d’accueil est de 7500 personnes. Le prévisionnel, est bien évidemment fait à l’avance, mais c’est lors des préventes qu’ils peuvent prévoir la rentabilité. Les entrées, m’expliquent Corentin, couvrent tout ce qui est sur scène, techniciens, musiciens, mais aussi la SACEM, la restauration, les couchages. Le bénéfice est tiré des boissons. Le festival compte maintenant plus de 130 bénévoles, a ses propres techniciens, commence à avoir du matériel important en régie. Tous les mois, le conseil d’administration se réunit, chacun a son rôle bien prédéfini. Le festival se prépare 1 an à l’avance, durant toute l’année, des ateliers de conceptions, créations, décorations sont mis en œuvre, des concerts de soutien qui ne le sont pas toujours, sont organisés.
Une vraie fourmilière s’active durant toute l’année pour que ce festival soit à la hauteur.
Avec le plan Vigipirate, les règles de sécurité deviennent drastiques et les contrôles fréquents. Il faut faire en sorte que tout se déroule correctement et dans les règles.
C’est aussi dans une démarche éco-citoyenne et environnementale que Corentin et sa troupe veulent décrocher le sésame de l’éco-festival. Corentin m’explique, que pour cela, il faut remplir un cahier des charges très strict d’où certaines «nouveautés» cette année, comme les toilettes sèches, l’éclairage LED, cola, Ice Tea, jus de pomme et pâtes à tartiner bio, ainsi que la bière de La Rade qui sera cette année leur partenaire avec la bière blanche et la brune de Néoules récompensée par la médaille d’argent du concours «Fourquet 2019». La mairie installera d’ailleurs un compteur sur les lieux afin de vérifier la consommation électrique sur les 3 jours. Corentin n’est pas peu fier de m’expliquer comment toute l’équipe se démène pour arriver à obtenir ce fameux label. L’an dernier, l’équipe de Surf Rider a récolté plus de 120.000 mégots sur le site et a également proposé des informations sur le développement durable et l’écologie en partenariat avec la fondation Sea Shepperd.
La Provence Verte appuie ces jeunes volontaires et les subventionne depuis 2 ans. Le maire actuel, André Guiol, est enchanté lui aussi de l’évolution de ce festival et je répète ses mots: « Je suis fier ainsi que le Conseil Municipal de Néoules, de soutenir une équipe qui manifeste un tel dynamisme. Dans un monde de plus en plus technique, performant et épris de rentabilité, soutenir un festival de musique où notamment les jeunes mais pas seulement, y trouvent un oasis de fête, de libertés et de découvertes est un véritable plaisir».
Cette année, les préventes ont explosé, les artisans sur le marché intérieur sont pratiquement tous nouveaux. On embauche des ‘moins jeunes’ pour la sécurité, des produits bio et locaux au bar, des groupes chocs, et toujours cette ferveur de tous ces membres impliqués à fond tout le long de l’année pour nous offrir chaque fois une nouvelle performance encore plus magique et festive que l’année précédente et tout ceci dans un esprit d’équipe, de convivialité qui perdure depuis les débuts. Martin insiste bien sur le fait que l’équipe est vraiment soudée, que chacun a un rôle différent mais que tout dialogue est accepté. Même David, le programmateur, celui qui parcourt la France pour dégotter de nouveaux groupes, doit faire part de ses choix au reste de l’équipe.

Une bien belle «famille», complice et impliquée. Lou Nistoun a rencontré celle du début, Frédéric et Cathy et celle de maintenant, une bande de petits jeunes et moins jeunes dont Corentin, Fanny, Stéphane, Jeoffrey, Tinou, Val, David, Martin et Alexa et chacune des deux arrive à nous insuffler cette énergie qui est la leur. Souhaitons-leur à tous une bien belle réussite pour cette année 2019 et qu’ils nous fassent encore vibrer pendant des années, et si ce n’est pas eux, ce seront peut-être leurs enfants, qui sait? La scène a remplacé l’estrade......
Et Corentin, de dire son dernier mot quand je lui demande son rêve, « Jouer à guichet fermé ! »

NATHALIE TAXIL

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